En attendant lundi 26 Nov
En attendant Lundi 26 Novembre, voici les dernières information de l'université Lyon 2 Bron principalement mais également sur les quais. Lundi que va t'il se passer ? c'est bien la grande question que tout le monde ce pose... Et bien je vous propose d'essaie une ébauche de réponse. Cours ou pas cours? Blocage ou pas? Enseignant en grève ou pas ?
Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubriqueEn attendant lundi 26 Nov
Communiquer officiel
par Philippe_69s, le 25 Novembre 2007 à 21:46COMMUNIQUE DU DIRECTEUR DE L’INSTITUT DE PSYCHOLOGIE, 24 novembre 2007
La semaine qui vient de s'écouler a été marquée, sur le plan universitaire, par plusieurs « moments forts » :
- Lundi 19 novembre, l'AG des étudiants de Bron a voté notamment un blocage du
campus de Bron jusqu'au lundi 26 novembre ;
- Mardi 20 et Mercredi 21, l'Institut de Psychologie a organisé, dans le cadre
des deux journées banalisées,
des débats autour de l'analyse de la loi LRU et de ses enjeux, en particulier pour les formations en Psychologie ; ces débats se sont déroulés dans une atmosphère très respectueuse des analyses et des positions des uns et des autres ; l'accès au campus a été assuré ;
- Mercredi 21 novembre, un vote électronique organisé par la présidence de
l'Université a dégagé
une nette majorité des votants en faveur de la reprise des cours ; toutefois ce vote a fait l'objet de fortes contestations de la part des étudiants grévistes ;
- Jeudi 22 novembre, le blocage s'est maintenu, rendant impossible la reprise
des cours.
Parallèlement, le dialogue engagé durant les deux journées banalisées s'est poursuivi : il m'a permis d'obtenir des étudiants « bloqueurs » que les formations destinées aux Masters 2 puissent reprendre dès le 23 novembre ;
- Vendredi 23 novembre, deux salles du bâtiment K ont fait l'objet d’une
effraction durant la nuit ;
j'ai procédé, dès 9 heures du matin, à un premier inventaire des dégâts occasionnés : des étudiants grévistes m'ont accompagné et ont immédiatement condamné ces effractions (cf. le texte qu'ils ont ensuite fait adopter par leur AG et qui a été publié sur le webetu).
Toute la journée, le dialogue avec ces étudiants a été poursuivi. J'ai rendu compte de toutes ces informations à la réunion des doyens/directeurs et de l'équipe présidentielle tenue ce vendredi en fin d'après-midi à la présidence.
Comment se présente la semaine prochaine ?
Les enseignements en L1 (y compris la majeure Sciences de l'Education), L2, L3 et M1 ne pourront pas être assurés ce lundi 26 novembre.
De fait, l'une des clefs de la situation est constituée par l'AG des étudiants de Bron, convoquée le lundi 26 novembre en début d'après midi à la halle des Sports. J'appelle donc tous les étudiants de l'Institut de Psychologie à participer activement à cette AG.
Des débats et contestations - notamment du vote électronique - de la semaine écoulée, je retiens pour ma part quelques remarques sur les conditions d'organisation démocratique d'une telle AG :
- La tribune (ceux qui distribuent la parole, garantissent la durée équitable
des temps de parole,
le respect de la durée de l'AG : heure de début, heure de fin des débats, heure du vote) doit être pluraliste :
autant d'étudiants grévistes favorables au blocage, d'étudiants grévistes non favorables au blocage, d'étudiants non grévistes, par exemple ;
- Le vote doit se dérouler à l'heure annoncée en début d'AG et ne concerner que
des étudiants de Lyon 2
(carte d'étudiant de l’année en cours vérifiée au moment du vote, comme cela avait eu lieu lors du mouvement anti CPE :
la décision de « faire grève », par exemple, suppose une prise de risque personnelle par rapport à ses études).
Par ailleurs, une question se pose quant à la fréquence des AG : depuis 15 jours, une seule AG est programmée par semaine.
Pour tenir compte des évolutions probables de la situation, ne serait-il pas plus pertinent de prévoir deux AG par semaine ?
Des questions d'étudiants me sont adressées, de plus en plus nombreuses, sur la valeur de ce semestre, en termes de garantie des enseignements et des diplômes : cette inquiétude est légitime.
Voici les éléments d'information que je peux apporter sur ce point : il va de soi qu'un premier élément de réponse tient à la durée de l'interruption des cours ; dans les circonstances actuelles, j'ai demandé aux enseignants d'utiliser le site de l'Institut de Psychologie pour mettre en ligne le maximum d'éléments de nature à permettre à tous les étudiants de garder un lien avec les enseignements ; je réunirai les commissions pédagogiques de Licence et de Master le mardi matin 27 novembre pour étudier, avec mes collègues enseignants, toutes les modalités de nature à permettre que ce semestre soit valide. Je communiquerai aussitôt après ces informations sur le site de l'Institut.
Les différences de points de vue ne doivent pas nous faire oublier - et surtout pas dans un Institut de psychologie !
que l'écoute mutuelle, le respect de l’autre, le calme et le sang-froid sont indispensables dans toute situation.
Je compte sur chacun pour que nous y parvenions.
Pr Jean-Marie BESSE
Directeur de l'Institut de Psychologie
aucun commentaireTous les étudiants se posent la même question: Et lundi ?
par Philippe_69s, le 24 Novembre 2007 à 01:10 (modifié le 24/11/2007 à 04:19)
Tout d’abord, revenons très rapidement sur ce qui c’est passé après le vote électronique:Le jeudi soir après les résultats, les étudiants ont appliqué la décision qui avait été prise lors de l’assemblé générale du lundi 19. Ils ont donc décidé de bloqué de nouveau au petit matin. Les étudiants était cependant soucieux (plus ou moins) de la possible intervention des forces de l’ordre dans la soirée. C’est ainsi qu’ils ont décidé d’organiser une sorte de cache-cache, puisque plusieurs salles ont été aménagées, avec à des barrages qui entravait le passage, de manière à faire croire que les étudiants s’y étaient regroupés pour la nuit. Je ne sais même pas où les étudiants ont réellement dormis (ils sont tout de même un peu parano pour certain [je ne suis pas des renseignements généraux !]). Comme vous le savez, les étudiants n’ont pas été délogés par les CRS.
Le jour suivant quelques étudiants se sont présentés à l’université. Ils ont pu constater qu’elle était encore belle et bien bloqué. Certains sont restés pour discuter quelques minutes avec les étudiants bloquant les accès. Tout cela c’est passé dans le plus grand calme. Ce même jour, une AG à été organisé à Lyon 2 sur les quais : Le blocage de l’université à été voté par moins de mille étudiants. L’occupation des locaux se fait la journée, mais pas la nuit.
Vendredi : Comme nous pouvons constatezsur le Web étu "deux portes (l'une de la salle des enseignants du département de Psychologie Sociale de l'Institut de Psychologie, l'autre d'un secrétariat de la Faculté de Sociologie et d'Anthropologie) ont été forcées, qu'un écran d'ordinateur a été dérobé dans une salle où se trouvaient bien d'autres choses à voler (unité centrale, écran d'ordinateur type Mac, dont la valeur est bien plus élevée...)", et je suis tout a fait d'accord avec les doutes des étudiants (communiquer en bas de page).Notons également la parution de la troisième éditions du journal des étudiants grévistes de Lyon 2: « Liberté égalité fraternité ». Je le mets en ligne sur « des bloqueurs actifs » des que possible.
Le week-end sera surement tout aussi calme, et une majorité des étudiants semblent être chez eux pour un peu de repos (semble t’il tout au moins pour la nuit). Le week-end sera donc tranquille, et ils accueillent toujours les étudiants qui souhaite faire un tour à l’université.
Pour lundi 26 : dans le communiqué de la présidence (de cette fin de semaine), nous n’apprenons rien de nouveau. La présidence semble bien affirmer que les cours reprennent, pourtant elle n’assure en rien qu’il y a cours lundi. Ce sont des petits malins comme même, il utilise bien leurs langues de bois. Il évoque également la consultation du CEVU, entendez conseil des études et de la vie universitaire, qui devrai statuer sur la reprise des cours. Mais quant n’est-il dans la réalité ? Et bien je vais vous le dire : Les étudiants grévistes ont belle et bien décidés de bloqué l’université lundi matin, qu’il soit ou non délogé par les CRS. Et c’est surement pour cela, qu’il n’y à plus grand monde ce week-end. Ils restent bien entendu sur leur ligne de conduite décidée en assemblé générale. Donc à vraie dire, je suis pratiquement certain que lundi matin, nous trouverons l’université complètement bloqué.
Ensuite dans la mâtinée se tiendra une assemblé générale pour les enseignants/chercheurs et le personnel. Pour finir, une assemblé générale d’étudiant sera tenu lundi en début d’après midi (Début à 13h à comme toujours). Vous l’avez bien compris, si vous avez envie de faire entendre votre voie, il va falloir se bouger…
Donc, je donne rendez-vous à tous les étudiants de l’université, lundi 26 novembre à 13 heures. Il est temps que des universitaires responsables reprennent enfin le mouvement. Montrons à la France que les étudiants de Lyon sont près à durcir le mouvement (en allant en masse dans la rue, et en manifestant contre la loi LRU) mais en reprenant notre travail étudiant. Pour notre avenir et celui de nos enfants, sortons de chez nous !!!Communiqué des étudiants grévistes
Vendredi 23 Novembre autour de 9h00, nous apprenons avec stupeur par la bouche du directeur de l'Institut de psychologie, que deux portes (l'une de la salle des enseignants du département de Psychologie Sociale de l'Institut de Psychologie, l'autre d'un secrétariat de la Faculté de Sociologie et d'Anthropologie) ont été forcées, qu'un écran d'ordinateur a été dérobé dans une salle où se trouvaient bien d'autres choses à voler (unité centrale, écran d'ordinateur type Mac, dont la valeur est bien plus élevée...) ce qui nous fait fortement douter du but vénal de l'effraction. De plus, il ne nous paraît pas anodin que ce soient les locaux des deux facultés dont plusieurs membres du personnel nous soutiennent publiquement dans ce mouvement, et avec qui nous entretenons le dialogue, qui soient visées.
Nous pensons que ces actes, que nous condamnons avec la plus grande fermeté, ont été commis afin de discréditer notre mouvement.
Nous nous doutons bien que nombreux seront ceux et celles qui tenteront de faire porter la responsabilité de ces actes sur nous, étudiant-e-s ayant temporairement élu résidence ici, et nous pensons que c'est précisément pour cela que ces actes ont été commis. Ils donnent en effet à la présidence un prétexte tout trouvé pour envoyer les forces de l'ordre sur le campus.
Quel intérêt aurions-nous eu à forcer les portes de locaux de facultés qui comptent parmi nos soutiens ici? Quel intérêt aurions-nous eu à entrer par effraction dans ces locaux et à voler un écran d'ordinateur, alors que nous nous employons à nettoyer les murs, les tables des amphis, et à tenir propres les locaux? Quel intérêt aurions-nous eu à briser ainsi le dialogue avec le personnel, alors que notre but constant est précisément d'entretenir une relation de confiance et de préserver une unité avec ce même personnel ?
Les étudiants grévistes de Lyon 2
6 commentaires



Haut de page
