Que se passe-t-il vraiment à l’université ?
par Philippe_69s, le 25 Novembre 2007 à 22:05 (modifié le 09/12/2007 à 04:29)Que se passe-t-il vraiment à l’université ?Je vais essayer au travers de cet article d’éveiller votre esprit critique et de vous conduire vers une meilleure compréhension, toutefois mêlée de doutes et d’incertitudes, d’un fait récent qui passent presque inaperçus. Je vais vous proposer différentes hypothèses, mais je ne pourrai en rien affirmer clairement que l’une ou l’autre est la bonne, car aucun élément réel ne peut clairement les étayer. Tout d’abord, le fait récent :
Deux portes des secrétariats de sociologie et d’anthropologie ont été forcées, et un écran a été volé, alors que de nombreux matériels bien plus coûteux étaient également là. (Rappelons que ce sont des enseignants d’anthropo et de socio qui soutiennent les étudiants bloquant l’univ et plus généralement les étudiants mobilisés).
Tout d’abord, il est vraiment difficile d’imaginer que cela soit une coïncidence malheureuse, puisque c’est bien entendu le bureau des enseignants d’anthropologie et de sociologie qui a été dégradé. J’exclus donc (peut-être à tort) l’hypothèse d’un vol banal (bien que si j’étais un voleur, je profiterais de cette occasion), d’autant plus que presque rien n’a été pris.
La première hypothèse, tous les étudiants peuvent la formuler facilement en lisant le communiqué des étudiants grévistes.Il serait possible d’imaginer que la présidence de l’université tente de discréditer les étudiants en dégradant elle-même les bureaux de sociologie et d’anthropologie. Cette hypothèse peut être renforcée par le fait qu’un seul écran a disparu (elle n’a bien entendu aucun intérêt à dégrader beaucoup de choses, qu’elle va devoir repayer).
On peut douter que la présidence engage sa responsabilité pénale (alors qu’ils ont des moyens bien plus simples pour mettre fin à ce qui se passe [CRS]). Cependant, on peut se dire qu’ils ne sont pas allés le faire eux-mêmes et donc ne risquent pas grand chose. Néanmoins, il serait risqué de s’introduire en pleine nuit (clés), et d’entrer par effraction dans des bureaux [bruit], alors que des étudiants dorment un peu partout. Pour finir, les étudiants bloquant m’ont expliqué que certaines portes ne sont bloquée, qu’il était donc facile d’entrer, et que des portes de secours ont été ouvertes (et donc qu’il est facile de sortir). Et puis je vous avoue que pour ma part, j’ai du mal à imaginer un complot où le président paye de la main à la main des personnes pour s’introduire dans les locaux, et je ne pense pas non plus que les forces de l’ordre ont quoi que ce soit à voir là dedans (on pourrai se croire dans un complot digne des grands films américains).
Deuxième hypothèse : Et je tiens encore une fois à préciser que ce ne sont pas des accusations, mais une simple relecture des faits. Imaginons un peu :Ainsi, je vous propose une nouvelle hypothèse qui peut surprendre certains, ou bien en choquer d’autres, mais il me semble nécessaire de vous la proposer, car aujourd’hui, nous n’avons pas les moyen de connaître la vérité.
Pour commencer, il faut comprendre que le mouvement des étudiants grévistes n’est pas constitué que de jeunes étudiants indépendants, mais bien au contraire, il est composé de différentes personnes (syndicat, indépendant,…) qui sont toutes une individualité, des personnes à part entière, qui s’opposent à certains moments, se contredisent à d’autres, s’accordent également; il y a également d’autres personnes qui n’ont rien à voir avec la FAC, qui peuvent plus ou moins être en accord avec des personnes pour passer un peu de temps dans l’université. (Ce sont des personnes sympathiques, que l’on ne peut pas traiter de voleurs).
Je vous propose donc avec ces précisions d’entrevoir un mauvais film style polar allemand : imaginons un peu qu’une toute petite minorité de personnes prennent des décisions à l’écart des autres individus. Que ce petit groupe soit prêt à tout pour valoriser ce mouvement étudiant (un peu du style révolutionnaire)… Et que ce petit groupe ait décidé de vandaliser ces salles au profit du mouvement étudiant. C’est, bien entendu, un argument de choix pour les étudiants grévistes, ils peuvent discriminer pendant longtemps la présidence, et même convaincre qu’ils sont victimes d’une oppression permanente de la part de celle-ci.
Je tiens tout de même à préciser que depuis ma visite de jeudi, j’ai l’impression qu’une tension en née au sein du mouvement (on peut bien entendu la mettre sur le compte de la fatigue). D’autre part, les étudiants ont soigneusement évité de me parler de ce qui s’était passé. Pas un mot, alors qu’ils se vantaient la dernière fois d’avoir pris le président sur le fait (pour les associations).
Comme pour l’hypothèse de la présidence, il vous faut penser également que les étudiants n’auraient pas engagé leur responsabilité pénale en risquant de mettre en péril leur avenir. D’autre part, tout comme la présidence, ils n’ont aucun intérêt à vandaliser ces locaux, alors que les enseignants de ces administrations les soutenaient. Ensuite, j’ai eu à faire à de nombreux étudiants responsables, qui avaient un esprit critique, ils n’auraient jamais laissé faire cela, s’ils en avaient eu connaissance…Je vous demande de garder en tête les deux possibilités, et de ne pas faire croire à quiconque que ce sont les étudiants ou bien la présidence. Seule la loi, seule la police sont en mesure de porter des accusations, car elles sont les seules à avoir tous les éléments en main. Ne tombons pas dans la parano, il n’y a pas de quoi non plus s’alarmer. Je veux juste que nous lisions chaque communiqué, chaque fait (que ce soit sur le blocage, ou dans les médias en général) avec une grande patience et intelligence pour ne pas se laisser désinformer…
Merci…
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Tags : etudiants, bien, presidence, imaginer, cela
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