Communiquer des étudiants grévistes
par Philippe_69s, le 2 Décembre 2007 à 20:34
Mises au point sur l’affaire du Leader PriceLe torrent idéologique de la calomnie s’est déjà beaucoup déversé dans la presse et autres médias dominants. Il est donc nécessaire, alors que 11 personnes sont aujourd’hui mises en examen, de faire taire les fausses rumeurs et les récits frauduleux. Les éléments réunis ici sont basés sur les témoignages des personnes présentes sur le campus de Bron le soir du 28, ainsi que ceux des arrêtés.
Les faits
- Vers 18h30 une opération « supermarché gratuit » (Cf. autoréduction) est entreprise par une cinquantaine de personnes dans le cadre du mouvement contre la LRU et le gouvernement Sarkozy. Cette action n’a pas été votée en AG (simplement évoquée), mais elle est bien pratiquée par des grévistes.
- Aux alentours de 19h, entendant des cris aux abords de la fac, la quarantaine de personnes alors présente sur le piquet de grève sort. Deux hommes, membres du personnel du Leader Price où a eu lieu l’action d’autoréduction, font montre d’agressivité, de violences et profèrent des menaces, apparemment dans le but de récupérer le contenu des 4 caddies dérobés au supermarché. Des grévistes tentent alors de tempérer et de calmer l’attitude violente des deux membres du supermarché. Le vigile se met torse nu, éclate une bouteille en verre et brandit le tesson face aux grévistes, l’autre personne pousse avec force un caddie sur une étudiante, laquelle est alors blessée à la cuisse comme l’attestent plusieurs témoignages et le certificat médical dressé par le médecin le lendemain.
- Un très grand nombre de personnes, inquiétées à l’idée d’une intervention policière ou ayant participé à cette action d’autoreduction, quitte la fac. Dans le même temps, et jusque 23h, de nombreux-ses étudiant-e-s arrivent sur le campus, certain-e-s afin de participer au repas festif qui avait été annoncé depuis le début de la semaine ce Mercredi soir sur le site occupé de Lyon II, et d’autres informé-e-s de l’assaut imminent des forces de l’ordre afin de soutenir l’occupation de la fac. Parmi les personnes qui ont tenté de rejoindre l’occupation une vingtaine d’étudiant-e-s ainsi que cinq professeurs ne peuvent accéder à l’intérieur de la fac, bloqués par le dispositif policier.
- A l’intérieur, la tension monte, les informations viennent de l’extérieur, par les étudiants et les professeurs. Elles indiquent à la fois l’évolution et la mise en place du dispositif répressif et les intentions annoncées par les forces de l’ordre. Sont mobilisés un hélicoptère, 10 cars de gardes mobiles, 12 de CRS, 5 voitures de la BAC et 5 RG.
- Les CRS interviennent et font sortir les 80/90 personnes présentes, qui forment une chaîne solidaire, afin de permettre le contrôle mais également « l’identification » de certaines personnes comme ayant participé à l’action d’autoréduction. La procédure est douteuse : les arrestations sont totalement arbitraires. (Philippe_69 : tout comme le vole) - A la sortie de l’amphi D, les contrôles d’identité sont aléatoires (une douzaine de personnes parviennent à passer à travers les mailles du filet). Après avoir isolé 13 individus, le dispositif de CRS pousse les étudiants jusqu’au parking devant la fac (côté Tram Parilly) leur laissant le soin de trouver un moyen de rentrer chez eux, il est environ 00h45/1h00. (Philippe_69 : Ce n’est pas le contribuable qui va payer le taxi !!!)
De nombreux autres témoignages et faits pourraient être mentionnés et ajoutés afin d’avérer ce récit qui met en évidence non seulement le faux chef d’inculpation de violence mais également l’aspect arbitraire des arrestations qui a conduit 13 personnes en garde à vue, détenus pendant une quarantaine d’heures, puis accusés de chefs d’inculpations mensongers. (Bien entendu ils ne vont pas parler de ce qui c’est passé dans le magasin à le vigile et le gérant ne les ont surement pas laissé partir tranquillement)
Des arrestations arbitraires
Il s’agit ici de démontrer sur la base des faits pourquoi les méthodes policières utilisées dans cette affaire sont arbitraires. (La encore vous ne vous poser pas la question de l’arbitraire de vos actes puérils)- Les personnes évacuées de l’amphi n’ont pas toutes été contrôlées. En effet, la police a laissé passer une quinzaine de personnes sans contrôler leur identité. La procédure de contrôle ne fut donc pas systématique. Pourquoi telle personne n’a-t-elle pas été contrôlée ?
- Dès le départ, un individu a été arrêté avant que son identité soit contrôlée et sans avoir été désigné par les vigiles. (Comme par hasard, la police était bien tombée : il sera reconnu le lendemain par les témoins…)
- La désignation des interpellés. Elle se fit dans des conditions pour le moins étranges (un inspecteur confiera à l’un des interpellé-e-s : « le premier avocat venu rigolerait en voyant la façon dont ça s’est fait »…). Les personnes évacuant l’amphi défilent entre deux rangées de gardes mobiles. On leur demande de se retourner, et de se découvrir. Il est 23h30, il fait noir, seul un projecteur de la police éclaire la scène. En face, à une dizaine de mètres, installés sur une passerelle située à 5m mètres de hauteur, les témoins (le vigile, le magasinier et peut-être le gérant), entourés de policiers, vont « reconnaître » certaines personnes.
A partir de cette rapide et fragile reconnaissance, 40 heures de galère et de peur, commencent pour 13 personnes.
- Un individu est désigné par les vigiles. Un professeur présent entend le vigile dire « La fille là-bas ». Il s’agissait d’un garçon…
- Il est difficile de savoir si toutes les personnes arrêtées ont été désignées par les vigiles ou choisies par la police.
D’abord, les inspecteurs diront en audition aux interpellés qu’il y avait trois témoins, alors qu’il semble y en avoir 5 : le gérant du Leader Price, le vigile, le magasinier, et deux caissières.
Ensuite, un inspecteur a expliqué à l’un des interpellés que des « suspects test » seraient eux aussi confrontés aux témoins. Il s’agit d’une méthode classique en cas de reconnaissance visuelle qui consiste à toujours mettre les suspects aux côtés de personnes dont on est sûrs qu’elles sont innocentes (des policiers en civil par exemple), ce qui permet de tester la fiabilité des témoins. Cette méthode n’a pas été utilisée dans cette affaire - et il est à parier que les témoins auraient reconnu les faux suspects comme ayant volé et violenté les vigiles.Chose étonnante : les 13 interpellé-e-s ont tous été reconnus par au moins un témoin (les témoins avaient donc vu sacrément justement juste dans cette nuit noire…). Pourtant, deux sont libérées sans poursuites le lendemain.
La première personne est libérée alors qu’elle a été reconnue formellement par le gérant (comme ayant mangé des produits dans le magasin) ainsi que par deux autres témoins (incapables eux de dire ce qu’elle aurait fait).
La seconde personne est elle aussi libérée alors qu’elle a été reconnue comme poussant des caddies.
Pourquoi ces personnes sont-elles libres alors qu’elles ont apparemment autant d’éléments à charge que les autres, et que leurs alibis n’ont pas été contrôlés ? La police a vérifié l’alibi d’un autre inculpé dès le jeudi après-midi. Cette vérification auprès de témoins correspondait parfaitement avec la déposition du prévenu. Pourtant, ce dernier est aujourd’hui mis en examen. Pourquoi ? Les différences de procédures (vérification des alibis ou non, etc.) semblent dépendre du bon vouloir des OPJ (officiers de police judiciaire).Des témoins ont reconnu les mêmes personnes en train de faire des choses ou bien totalement farfelues (manger des produits dans le magasin !) ou bien différentes (par exemple tel témoin dit avoir vu telle personne remplir les caddies, un autre dit avoir vu la même personne à l’extérieur du magasin au même moment…).
En clair, les témoignages ne concordent pas entre eux.
Les malchanceux-ses tombés sous le coup de l’arbitraire ont été traités comme des criminels pendant une quarantaine d’heures.Un OPJ confie à l’un des prévenus, que cette affaire est politique : « On subit des pressions, ça vient d’en haut, c’est le gouvernement qui veut très vite mater ce genre de débordement. Ils ont déjà eu des problèmes avec les banlieues, si tout le monde s’y met… Le contexte ne joue pas pour vous, ça c’est sûr ! Quand même, une douzaine d’OPJ mobilisés pour un vol en supermarché par des étudiants, c’est un peu fort ! Ça montre qu’ils veulent mettre tous les moyens contre vous… Enfin pour nous c’est plus amusant qu’autre chose. »
Amusant… N’empêche que, « garde à vue », ça signifie fouille intégrale, mise à nu, enfermement, seul ou à plusieurs dans une cellule sans fenêtre, parfois en surnombre, dans le froid. Pendant 40 heures vous ne savez pas s’il fait jour ou nuit, vous ne savez pas l’heure qu’il est. Parfois on vous amène à manger, parfois on vous donne de l’eau, parfois on vous laisse aller uriner (porte ouverte, sous le regard d’un policier). Jamais vous n’avez le droit au noir, une lumière vous éclaire en permanence : vous êtes gardé-e à vue. A n’importe quel moment vous pouvez être relevé-e pour un interrogatoire. De toute façon, il est très difficile de dormir avec la peur, le froid, la lumière, le bruit des clefs et des serrures, et la bruyante humeur paillarde des policiers de nuit.
En France on parle de présomption d’innocence, mais concrètement c’est bien par présomption de culpabilité que procède la police.
En France, sur une simple dénonciation en pleine nuit par deux vigiles entourés de flics, arbitrairement donc, on peut passer 40 heures sans voir le jour, menotté, malmené, humilié, insulté, menacé…
Evidemment, cet arbitraire est soumis au contexte politique : le pouvoir cherche à réprimer le vent de révolte qui souffle en France depuis quelques semaines. Peu importe ce qu’on peut penser de cette action (nous aurons le temps d’en débattre plus tard, entre nous), il faut se mobiliser contre ce qui n’est jamais que de la répression politique.
> Lire le communiqué voté par les étudiants mobilisés, réunis en AG le jeudi 29 :http://rebellyon.info/article4666.html
Surtout, nous recherchons tout témoignage pouvant aider la défense (par exemple, en prouvant que les arrestations furent arbitraires, et que le chef d’inculpation pour violence contre les vigiles est mensonger).
Nous lançons donc un appel de soutien aux personnes mises en examens.
temoinslyon@free.fr
Nous devons résister ensemble, collectivement, c’est pourquoi avant de prendre toute initiative, contactez nous :
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Tags : personnes, temoins, police, deux, bien
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#12 Décembre 2007 à 21:07cecilonC'est une blague là?! Donc si je comprend bien, nous devrions vous considérer comme des sortes de martyrs, louer votre courage...après ce texte on en arriverait à là... Rappelons tout de même une chose: se servir dans un magasin sans payer à la caisse, c'est bien du vol? Est ce que le fait que " cette action...est bien pratiquée par des grévistes" rend la chose légitime? Il est sans cesse rappelé aux étudiants que l'AG est souveraine et qu'il s'y décide de la suite du mouvement... mais...dites moi, pourquoi alors s'être rendu au leader price? J'aurais presque envie de dire que vous avez fait preuve du même arbitrarisme que les policiers. mais#22 Décembre 2007 à 21:14cecilonattention je peux me tromper!
Concernant le fait que certains étudiants se soient retrouvés sur le parking dans la nuit à devoir rentrer chez eux, vous ne vouliez tout de même pas que les policiers vous payent le taxi, ou mieux vous ramènent chez vous? Comment faites vous pour rentrer chez vous quand vous sortez d'une fête en plein milieu de la nuit? Les étudiants venus au repas festif allaient bien devoir rentrer chez eux au milieu de la nuit?
Je ne parlerai même pas du fait que certains étudiants aient fuit de peur de se faire arrêter alors même que d'autres venaient les soutenir.
Il est bien dommage que ce genre d'acte soit commis. J'imagine que cela va faire réfléchir un certain nombre d'étudiants ui vous soutenaient.#32 Décembre 2007 à 21:28MaybeSoutenir un mouvement et croire au fait que le blocage soit une alternative au mouvement n'a rien à voir avec cette action supermarché gratuit! Je condamne ce genre d'action, mais c'est pas pour autant que je ne vais plus les soutenir...il ne faut pas mélanger les choses! Il ne faut absolument pas rattacher cette action au mouvement, ça n'a rien à voir!#42 Décembre 2007 à 22:21philippe_69biensur, on voudrai bien pouvoir détaché d'un coté 50 personnes qui "habitent" dans la fac et de l'autre 50 même personnes qui volent... J'essaye mais perso, je ne suis pas capable de faire la différence que tu fait. Ce sont ces même jeunes (qui sont pour certains très jeunes et influancable pour pas dire immature) qui d'un coté vol et de l'autre explique que le blocage est une nécesité. Mais franchement, il ont volé car il devait faire un repas festif!!! Non mais là ça rime à plus rien... c'est même honteux#52 Décembre 2007 à 22:22cecilonRien à voir? Ce sont pourtant bien les étudiants qui occupaient l'université qui ont fait cette action supermarché gratuit. D'ailleurs cette expression "supermarché gratuit" est le comble. On se croirait presqu'en période de soldes!!
Ce que je veux dire, c'est que les étudiants qui ne croient pas profondément aux apports du blocage comme toi ou ne font pas la part des choses risquent d'être bien décus!! C'est bien dommage que ce genre d'action extrème gâchent l'acte de mobilisation de groupe (et ce'st une anti-blocage qui parle). Que penser de ces "quelques" dizaines d'étudiants qui ont pris une décision sans avoir au prélable proposer cette idée en AG. Je commence d'ailleurs à croire qu'il ne s'agissait pas là d'une décision prise au dernier moment étant donné qu'un "grand repas festif" devait être fourni aux étudiants qui soutenaient le mouvement... Mais je suis peut-être encore assez naïve pour croire que ces mêmes étudiants qui considéraient les décisions communes prises au cours des AG comme le garant du mouvement (ce qui est vrai) décider arbitrairement d'une telle action.#62 Décembre 2007 à 22:59MaybeJe trouve ça déplorable aussi que ces personnes se sont permis de faire ce genre d'action, et qu'ils ont rattaché ça à l'université...je comprends que ça décribilise le mouvement! Mais je disais par là qu'il faut passer au travers de cet incident et ne pas s'en faire une raison pour arrêter le mouvement ou bien pour changer de "camp"!#72 Décembre 2007 à 23:57Maybe/!\Ce que je pourrai te proposer philippe_69, c'est de créer un article où chacun pourrait proposer une autre alternative que celle du blocage en vue de poursuivre le mouvement.
Sachant que le déblocage de la fac est imminent, ce serait bien de faire des propositions efficaces pour agir contre la LRU tout en poursuivant les cours.
Je sais que ton site est connu de beaucoup, donc les infos remonteraient, et les propositions interessantes pourraient être proposées à Rebellyon, ainsi qu'aux AG!
Je ne sais pas si c'est vraiment réalisable ou si tel est le but de ton blog...mais je tente quand même et je trouve cette manière beaucoup plus constructive que les dialogues de sourds "pour le blocage/contre le blocage"!
Ainsi, chacun participerait aux solutions pour nos universités (démocratie participative
)#83 Décembre 2007 à 00:21mikaelNe tombons pas dans un manichéisme primaire. D'un côté, tous les grevistes ne sont pas mouillés dans cette fumeuse affaire de leader price. De l'autre, en défendant, au lieu de dénoncer et de se désolidariser avec ce qui n'est ni plus ni moins qu'un vol, les grevistes se décrédibilisent selon moi, mais plus grave, décrédibilisent leur mouvement. Quand au communiqué, il sent bon la démagogie, qui tend à faire passer un vol pour un acte de résistance sociale, et les employés du magasin (la plupart du temps tout justes payés au smic, pour de dangereux agents du capitalisme sauvage le plus inhumain ... je pense qu'il est temps d'arrêter la blague, je crains qu'à ce rythme, d'ici peu, on ne confonde un homme comme Guevara, avec un braqueur d'épiceries ...
POur ce qui est de la proposition de Maybe, en revanche, je la trouve très bien. Elle à le double avantage d'offrir au blog une pérennisation, tout en représentant l'opportunité d'un dialogue constructif, qui changera du climat pro et anti blocage, dont l'opposition n'est que stérilité ... Je me permets donc de soutenir cette judicieuse idée :d#929 Décembre 2007 à 15:21Sissou« Je ne suis ni une machine, ni une merde… Pour vivre, j’ai besoin de respect. » À onze heures précises en ce samedi de fin novembre, Fatiha et ses collègues du Leader Price de Montreuil (Seine-Saint-Denis) se dressent derrière leur caisse. Pour mettre un coup de pied dans l’humiliation quotidienne de leurs conditions de travail, elles ont décidé de passer à l’action. « On en a marre de se faire insulter, de devoir subir des propos racistes et sexistes », lâche Fatiha, en cri de colère. « Pour un oui, pour un non, la direction nous accuse de vols ou de retards à répétition, et nous force à aller récurer les cuvettes des toilettes », enchaîne Rabiye. Une grève non pour protéger des acquis sociaux ou augmenter les salaires, mais pour demander respect et dignité au travail, les « fondamentaux des droits humains », rappelle Marie.
Faire perdre de l'argent (un petit peu) à une chaine comme leader price filliale de casino qui a des méthodes de "management" inhumaine envers ses salariés c'est un acte politique fort, de solidarité entre étudiants et salariés (étudiants qui sont souvent obligé de travaillier dans les supermarché pour payer leurs études).
Mobiliser toute une armée pour 4 pauvre caddie de bouffe c'est la preuve que le gouvernement est pret à tout pour défendre les interets privés de ceux qui les soutiennent en muselant la presse et en endettant les consomateurs. Le coup de l'opération de police (un hélico, 12 camions de crs, 10 cars de gendarme mobiles,...) a du être largement supérieur au coup dérisoire des 4 petits caddies, à ce prix la les taxis pour ramener les étudiants ca correspondrait au pourboire que Sarkozy aurai pu laisser au gueux qui lui sert le champagne sur son yacht.
C'est pas bien c'est du vol ! et forgeard quand il vole tu guele un peu moins, et ta banque quand elle te vole tous les mois tu dis rien, et la carte casino avec laquelle tu t'endette tu aime bien ?
Le vol plus c'est gros moins c'est grave :
un vol de parapluie => 8 mois de prison
Forgeard vol 8 millions d'euro => rien ...
C'est ce qu'on appelle la dépenalisation du droit des affaires les amis ...
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