Mardi 4 : Les arguments percutants
par Philippe_69s, le 4 Décembre 2007 à 21:09 (modifié le 09/12/2007 à 03:43)
Mardi 4 décembre la valse des forces de l’ordre !!
Ce matin 8h
L’université était de nouveau bloquée : Comme cela avait été annoncé la veille, les étudiants gréviste bloquaient donc la fac de l’extérieur, pour empêcher la reprise des cours…
Bien entendu, comme l’avais promis la présidence, l’intervention des force de l’ordre ne sait pas trop fait attendre. C’est donc vers 9h30 qu’une quarantaine d’agent équipé d’argument percutant, sont venu débattre avec les étudiants. Ces derniers, très sensible aux arguments des force de l’ordre, on donc docilement accepter de faire quelques pas de coté pour laisser un passage libre… Quelques bleus sont à déplorer suite à ce dialogue social…
Ensuite, les étudiants de l’université ont eu le droit à un défiler impressionnant des forces de l’ordre digne d’un 14 juillet sur les champs Elisée, (approximativement, on peut dire une quarantaine de policiers, une cinquantaine de CRS, et peut être une trentaine de gendarme), venant les uns après les autres bloqué les bloqueurs de l’université. Le tout, c’est passé dans un calme relatif, sans provocation, ni d’un coté, ni de l’autre. C’est ainsi que les étudiants sont partie mangé vers les 12h15 en laissant en plant la quarantaine de policier venu spécialement pour eux (ils sont mal poli comme même ?)
Le contrôle des cartes cumul à continué toute la journée, et malgré tout ça, les enseignements ont pu reprendre (pour certains étudiants). D’autre en revanche, ont été surpris de voir que des enseignants avaient décidé de ne pas reprendre les cours dans ces conditions.
Nous somme, me semble t’il, dans l’un des dernier tournant du mouvement de la grève universitaire de lyon. Deux solutions sont envisageables : La première -> le mouvement de grève touche à sa fin, les étudiants vont petit à petit s’apaiser… ->Le mouvement va reprendre de plus belle.
La première hypothèse me semble pas forcement la plus probable, mais on peut tout de même penser que suite l’intervention des forces de l’ordre, et suite au vol de leader Price, les étudiants ne seront plus assez nombreux et arrêterons de bloqué la fac…
La deuxième hypothèse, c’est que l’intervention des forces de l’ordre, ne représente en rien une menace. Bien au contraire, c’est pour eux un coup de pub géniale… Alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin, alors que depuis quelques temps le mouvement étudiants semblait mobiliser de plus en plus de monde ?
Je voudrais savoir combien d'étudiants sommes nous à Lyon 2 ?
Et surtout combien ont été convoqués ?
Car personellement je n'ai pas été convoquée ainsi que plusieurs autres étudiants (étudiantes).4 Décembre 2007 à 00:13 ZSon m'a interdit de voter sous prétexte que je suis étudiant en thèse et chargé de cours en même temps, est-ce-normal?
ZS
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Tags : etudiants, ordre, forces, mouvement, suite
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#24 Décembre 2007 à 22:51mikaelLe but de l'article, n'est en rien me semble-t'-il de discréditer le mouvement de contestation, ni même le corps enseignant. Je pense à titre personnel que la décision de faire intervenir la troupe sur les campus est loin d'être la meilleure. Cependant, il est indéniable que d'une part, les conditions de déroulement des AG, sont loin d'être exemplaires de démocraties (du moins jusqu'à l'ag du 26 novembre), même si des efforts louables en ce sens ont été réalisés. D'autre part, alors qu'une partie des organisations impliquées dans le mouvement, appelllent à la reprise des cours, le mouvelent apparaît plus que jamais divisé et affaiblit. La lassitude du blocage augmente chez nombre d'étudiants, et dans le cas d'une radicalisation du conflit, j'ai peur que les forces de l'ordre, ne soient plus déployées sur les campus pour en déloger les bloqueurs, mais plutôt pour servir de "tampon" entre les éléments les plus radicaux des deux fractions.
Le nombre d'universités touchées par le mouvement faiblit, quoi que prétende le mouvement. Les lycées suivent peu. Dans ces conditions, la poursuite du blocage paraît plus contre productive qu'autre chose.#34 Décembre 2007 à 23:06églantineJe suis fière de mon université, de la liberté et des autres choses qu'elle m'enseigne, et particulièrement de certains enseignements de base. Par exemple, quand mon université organise un vote à bulletin secret, que Rebellyon proclame un boycott, mais que malgré tout "on laissera passer les gens qui veulent voter", je me dis "impec', je vais enfin pouvoir voter !"
Seulement quand les accès aux bureaux de vote sont bloqués par des étudiants (et non - étudiants) et qu'on m'empêche d'aller voter, et que je ne dois ce droit et devoir fondamental (surtout en tant que femme, en France elles ne peuvent voter que depuis 1945) qu'à l'intervention des CRS, là mes sentiments sont plutôt contrariés.
Ils ont été nombreux, ceux qui ont refusé hier d'entrer dans l'université sous escorte des CRS pour aller voter, sous prétexte que le symbole était répugnant. Moi ce qui me révolte, c'est que dans un pays développé comme la France, une minorité m'empêche d'exprimer mon droit de vote.
On le voit depuis le début, le blocage ne mène à rien, et je suis d'accord avec Mikael sur le fait qu'il est contre-productif.
Si les bloqueurs refusent les résultats du vote organisé par l'université, qu'à cela ne tienne ! Ils n'avaient qu'à en organiser un plus tôt (en trois semaines, ils ont eu largement le temps d'y penser et de commencer à l'organiser). Les leaders du mouvement auraient même pu être intégré dans la commission d'organisation pour ce vote, et au dépouillement : j'ai participé à l'organisation d'un vote à bulletin secret dans mon établissement pendant la période CPE, l'équipe était constituée de personnel, et des leaders.
Ca ne m'a pas réjouit d'aller voter sous escorte CRS, car effectivement l'impression est très désagréable. Mais personne n'a le droit de m'empêcher d'aller exprimer mon vote si je le désire. Personne. Et si les seules personnes qui me permettent d'accéder aux locaux sont les CRS, tant pis. Je n'ai pas apprécié les applaudissements ironiques, les insultes, je n'ai pas apprécié de me faire huer, mais je suis née dans un monde civilisé où la démocratie est une chose collective, et non pas détenue par la minorité qui sait le plus faire entendre sa voix.#45 Décembre 2007 à 00:14EnseignantJe n'ai jamais dit que j'approuvais le blocage, pas plus que le fait de ne pas respecter le droit de vote.
Et d'accord avec Mikael pour ne surtotu pas vouloir que le conflut devienne interne, entre deux fractions d'étudiants, les pour et les contre.
Mais justement, je crois que c'est ce que cherchait à obtenir la présidence, en déclarant ne laisser qu'une porte ouverte , ce qui permettait aux bloqueurs de tenter de barrer le passage aux autres (même symboliquement comme ce matin puisque les bloqueurs eux-mêmes n'avaient pas pu entrer). Diviser pour régner, ça s'appelle. Opposer les étudiants les uns aux autres.
Et pendant ce temps-là, petit à petit les esprits s'accoutument à la LRU et dans très peu de temps il sera impossible de protester contre elle.
Dans ce cas-là la démocratie n'est pas du tout une chose collective.
Je continue à penser que l'opposition des anti- aux pro-blocage est juste un moyen de faire dériver les combats sur des terrains sans enjeu (à long terme, tout le monde est évidemment contre le blocage, un blocage ne peut pas être le fonctionnement normal d'une université).
Le vrai enjeu, c'est comment se faire entendre, et ça risque de ne jamais arriver. Alors que la reprise des cours, ça arrivera toujours.
Il ne faut pas se tromper d'enjeu.#55 Décembre 2007 à 06:20grévisteN'IMPORTE QUOI ! LE DROIT DE REUNION EST SUPERIEUR, ANTERIEUR ET BEAUCOUP PLUS GARANT DE LA DEMOCRATIE, MEME BOURGEOISE, QUE LE DROIT DE VOTE... (en effet, voter sous Napoléon III, voter sous POutine, c'est vachement faire son devoir)...#65 Décembre 2007 à 10:05églantineL'opposition au blocage est juste une concretisation du fait que beaucoup d'étudiants veulent retourner en cours. L'opposition à cette loi qui effectivement a été décidée n'importe comment est possible, sans arriver à cet étatf de siège qui pénalise tout le monde et ne fait pas avancer les choses.
Le droit de réunion est supérieur ? On parle bien de ces AG où on se fait huer dès qu'on ose émettre un avis différent de l'extrême "faut tout bloquer, toute forme d'autorité c'est de la merde" ?? celles là même ?? Le droit de réunion est supérieur quand la liberté d'expression est respectée.
Napoléon III ?? Poutine ? j'espère que le gréviste qui s'est permis ces références historiques à vécu à cette période ou connaît personnellement le régime de Poutine. J'en ai marre de ces exemples irrespectueux pour les personnes qui ont vécu ces expériences et qui aimeraient bien vivre en France à notre époque. Le combat contre les méthodes du gouvernement doit continuer, nous ne devons pas plier devant ses délires d'autoritarisme.
Mais faire la grève n'empêche pas d'être intelligent. Gueuler "Journès démission" :c'est quoi ce délire ? si la situation n'est pas bien gérée, qu'est_ce que vous croyez ? que c'est un sbire de Péqueresse ? Qu'il mange tous les soirs à la table de Fillon ?) c'est un président d'université, bordel ! Sa fonction l'oblige à ramener un semblant de calme !! Même si c'est fait n'importe comment et qu'on dirait qu'il fait exprès de foutre un chaos as possible, pour qui vous vous prenez pour exiger sa démission ?).
Participez de façon plus intelligente à la lutte en vous creusant les méninges pour trouver des autre formes de combat plus adaptées, au lieu de les utiliser pour trouver des slogans débiles et des actions encore plus stupides.
Pour vous dire, l'action "caddie gratuit", sur le coup, j'ai trouvé ça tellement naze que j'ai cru que c'était un coup monté au choix par l'université ou même par le gouvernement pour discréditer le mouvement étudiant. Je ne sais pas si je dois être rassurée de voir qur ni l'université ni le gouvernement n'est encore allé jusque là, ou si je dois être consternée de voir que le mouvement étudiant, grâce à quelques abrutis, sait très bien s'enterrer tout seul !#75 Décembre 2007 à 10:44eveminimoiSalut je suis étudiante en L1 et je suis fière de mon université et c'est par se fait que je continue à soutenir les greviste et les bloqueur car le jour ou cette loi passera (je touche du doigt pour que non!!) je pense qu'il n'y aura plus lieu d'être fière de la fac lyon 2
vive les grèviste continuer ainsi je suis de tout coeur avec vous!!!
Ps essayer de nous tenir un peut plus informer si c'est possible#85 Décembre 2007 à 14:12mikaelJe rappelle que la loi est DÉJÀ PASSÉE, et ce le 10 AOUT dernier. Elle s'applique donc déjà dans certaines facs. Je suis stupéfait de constater qu'une majorité d'étudiants n'ont pas encore compris cela. Comment un mouvement pourrait-il être cohérent quand les gens sont si peu informés ?
Pour ce qui est de la recherche par la présidence d'une opposition entre élèves, elle est évidente. Elle rejaillit d'ailleurs dans tous les communiqués qui nous on été envoyés depuis le début du blocage. Pour l'instant, heureusement, la plupart des étudiants ne sont pas tombés dans le piège ...#95 Décembre 2007 à 20:29lilou69En ce qui concerne le vote, une participation de 15% n'est pas un vote. On donne un moyen démocratique, vous le rejettez. Dsl mais l'argument selon lequel ce vote n'est pas légitime me sidère. Vous ne voulez pas non plus remettre en cause tous les scrutins faits depuis le début de la 5è république, histoire de s'éloigner un peu plus de sujet?
Dsl mais depuis deux siècles c'est comme sa que sa fonctionne: on demande l'avis de la population par vote. J'admets que la question posée par la présidence est biaisée mais ce n'est pas uen raison pour justifier le blocage. Honnêtement, vous avez réfléchi entre deux AG? Vous ne trouvez pas qu'on sort largement du contexte?
Je suis contre cette loi (comme tout le monde je pense) mais ça plus personne ne s'en inquiète. La seule question qu'on nous pose c'est "vous êtes pour ou contre le blocage?" Qu'est-ce que ça change à la loi? Le blocage commence à devenir n'importe quoi alors il faut trouver un autre moyen: je sais déja la réponse "ouais quel moyen stp?"
J'avoue que j'ai pas d'idée précise mais si on réfléchissait ensemble au lieu de bloquer la fac, on arriverait peut-être à en trouver une. On fait déja des manifestations, ça prouve bien qu'on peut y arriver autrement, non?#108 Décembre 2007 à 01:04EtudianteJe voudrais savoir combien d'étudiants sommes nous à Lyon 2 ?
Et surtout combien ont été convoqués ?
Car personellement je n'ai pas été convoquée ainsi que plusieurs autres étudiants (étudiantes).#119 Décembre 2007 à 10:46coccila présence des crs à la fac ne me rejouie pas du tout, mais franchement quand on voit qu'on se fait huer et traiter de collabo quand on essaye d'aller en cours, on peut se demander ce qui se passerait dans le même cas mais sans les crs??
Certains étudiant grévistes et non grévistes se sont battus avant l'arrivée des forces de l'ordre plusieurs matins.
De plus je suis choquée quand j'entends des grévistes crier au crs que ce ne sont ni des étudiants ni des profs, qu'ils n'ont donc rien à faire là, tout d'abord je pense que s'ils sont là c'est parce qu'ils en ont reçu l'ordre (ils n'ont pas du se lever un matin et se dire, tient si j'allais à lyon 2 pour me faire 2 ou 3 bloqueurs!) et, si ils étaient venus dans un but personnel on pourrait alors répondre que dans ce cas il fallait aussi dire la même chose aux autres corps de métiers auquels se sont associés les étudiants il y a quelques semaines.
Tout ça doit s'arreter, le climat à la fac est pesant, il faut trouver un moyen pour que la fac redevienne un lieu d'enseignement et non un lieu d'affrontement, pour que les étudiants ne soient plus les uns contre les autres et pour faire annuler la loi pécresse.
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- par la rupture des négociations, dès l'affaire du Leader Price, tant avec les bloqueurs qu'avec les anti-bloqueurs, qui pourtant n'avaient en rien trempé dans l'affaire
- par le refus d'attendre le résultat (qui aurait sans doute voté la reprise) du vote à bulletin secret décidé par les AG étudiates
- par la fermeture de la plupart des portes du campus de Bron : il est évident que sans cette fermeture, aucun blocage n'aurait pu se faire tant le campus est ouvert, et il n'y aurait pas eu besoin des forces de l'ordre;
Bref, tout a été fait pour que cette intervention ait eu lieu.
Les enseignants qui ont suivi les événements ont eu l'impression d'avoir servi de prétexte pour le permettre; quant à la file ouverte pour pénétrer dans l'université, c'était extorquer à chacun, s'il s'y engageait, un accord envers des interventions policières que l'on n'approuve pas forcément, même si l'on est pour la reprise. Et même, que l'on désapprouve.
En outre, le contrôle des cartes CUMUL à l'entrée de l'université laisse croire qu'il existe des dangers, des risques de délinquance — ce qui place d'emblée les protestataires dans ce camp réprouvé. On ne doit pas laisser croire que des étudiants qui emploieraient (et ce ne seraient pas les premiers) le moyen de la grève pour faire entendre un désaccord auxquels les pouvoirs, et désormais même la plupart des médias, se montrent sourds, deviennent automatiquement de dangereux fauteurs de troubles. Au contraire, il me semble qu'ils manifestent un vigilance face à l'avenir qui leur est préparé, ainsi qu'une volonté de participer à sa définition. Ça n'a rien d'un acte incivique, c'est au contraire très constructif pour la communauté. Rien n'est plus dangerux que de se taire et de laisser passer en silence les lois qui décideront de votre sort.
L'université de Lyon 2 a une tradition d'ouverture qui est menacée par la pratique répétée des interventions policières, en place de dialogue. Les forces de l'ordre n'avaient pas pénétré sur le campus depuis 1972 — même pendanrt les grèves contre le CPE. Et voici qu'en trois semaines, on les a convoquées trois fois, et aujourd'hui pour des faits très mineurs, qui ne se seraient pas produits si on les avait provoqués.
Ne vous laissez pas prendre au piège de la criminalisation implicite du blocage du simple fait de la présence des forces de l'ordre. C'est un leurre. Soyez fiers de votre université, de la liberté qu'elle vous enseigne, et qu'elle ne doit pas perdre.